Alors qu’elle subit un des pires incendie de son histoire, la Californie compte sur des prisonnier·ères formé·es pour épauler ses pompiers. Leur salaire ? Une misère : entre 5,80 et 10,24 dollars par jour, avec 1 dollar en plus en cas d’urgence.
Ces détenu·es, venu·es des 35 camps de formation de pompiers pour prisonniers, dont deux pour femmes, risquent leur vie pour une fraction des 100 000 dollars que peuvent toucher les pompiers professionnels.
Face aux flammes, l’État exploite sa population carcérale, transformant la lutte contre les incendies en une affaire de travail quasi forcé et de lutte des classes. Le feu consume, l’injustice aussi.
