La France des héritiers : retour vers l’aristo-capitalisme

Contrairement a ce que voudrais nous faire croire la droite, la méritocratie ça n’existe pas. D’après les chiffres, 60 % du patrimoine national est aujourd’hui hérité, contre 35 % dans les années 1970. Une bascule silencieuse, mais brutale, vers une économie de rente. Désormais, 10 % des Français détiennent 54 % des richesses. Ce niveau de concentration est similaires a la France monarchique des années 1830. Cette France qui fut le terreau du Socialisme et de la lutte des classes et la cause de 50 ans de glorieuse s révolutions . Plus qu’un symptôme d’inégalité, c’est une fracture de classe figée par la naissance qui doit être combattu de la même façon. Aux même maux les mêmes remèdes.

Dans sa chronique, Marie Charrel alerte sur un phénomène qui mine jusqu’au capitalisme lui-même. Car quand l’ascenseur social est hors service, la légitimité du système s’effondre. On assiste à l’émergence d’une « classe de non-privilégié·es », bloquée au rez-de-chaussée, qui finit par se tourner vers les partis contestataires, voire réactionnaires.

Car le Capital, comme a chaque fois qu’il est sur la sellette, use de ma stratégie du bouc émissaire et finance sont bras armé, le fascisme. Et pendant que la fiscalité sur les successions devient l’unique sujet du débat, on oublie la question essentielle : l’égalité ?

L’OCDE enfonce le clou : il faut plus de six générations en France pour qu’une personne issue des bas revenus atteigne le revenu moyen. C’est plus long qu’aux États-Unis (5 générations), qu’en Espagne (4), ou que la moyenne de la zone euro (4,5). L’ »élite » ne se mérite pas, elle s’hérite. Et ce verrouillage social alimente le ressentiment, l’isolement, et le rejet des institutions.

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