Le fils du patron de la police à la tête d’un groupuscule néofasciste Quand le vernis républicain craque, la vraie nature du pouvoir apparaît

Stanislas Laugier, fils du patron de la police nationale, dirige un groupuscule néofasciste. À Nantes, la Ligue Ligérienne marche dans les pas du Bastion Social, dissous en 2019.

Dans la famille Laugier, on demande le fils. Selon StreetPress, Stanislas Laugier, rejeton du directeur général de la police nationale Louis Laugier, est un pilier de la Ligue Ligérienne, un groupuscule néofasciste fondé en 2020 à Nantes dans la foulée de la dissolution du Bastion Social.

Pas un militant de base non, un cadre. Stanislas a cofondé le mouvement, fourni un local, et orchestre toutes ses activités : maraudes pour  » Français de souche « , boxe identitaire, conférences avec d’autres groupes bruns comme l’Oriflamme ou Aquila Popularis. Le fiston ne s’arrête pas là : il est aussi marié à Ombeline Gidoin de Monnerville, numéro 3 de la liste RN aux municipales de Nantes en 2020. La bourgeoisie blanche sait tisser ses réseaux.

Et pendant ce temps, papa dirige la flicaille nationale. Nommé par Retailleau à l’automne dernier, Louis Laugier trône au sommet de la machine policière. Pas un mot, pas une suspension, pas un petit communiqué pour se désolidariser du fiston. Comme si y avait rien de gênant à voir le haut de la police fricoter en famille avec l’extrême droite la plus crasse.

Silence total du ministère, du gouvernement, du président. Rien. Pas un mot. Pas une enquête. Pas une suspension. C’est que l’extrême droite ne se contente plus de manifester ou de cogner : elle tient les rênes de la machine d’État.

Le DGPN devrait démissionner sur-le-champ. Mais ce serait croire que la République n’est pas qu’un mot creux. Elle est déjà entre les mains des fachos. Ceux qui tapent dans la rue, ceux qui signent les ordres de mission, ceux qui ferment les yeux sur les ratonnades — tous de la même clique. L’État n’est plus complice : il est responsable !

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