*Pancrazio Chiruzzi, un hors-la-loi qui ne s’est jamais vendu

Il y a des bandits qui ne cherchent pas à dominer, mais à se libérer. Hier, Pancrazio Chiruzzi, dit Pan, a tiré sa révérence. Un émigré lucanien devenu une figure du banditisme turinois des années 60-70, une époque où la révolte prenait mille formes, de l’usine aux braquages. Pan ne cherchait ni gloire ni pouvoir, mais une échappatoire à l’ordre établi.

Le banditisme comme acte de révolte

Dans les années 60 et 70, les quartiers ouvriers de Turin bouillonnaient, entre lutte des classes et coups de fusil. Les militants assaillaient le ciel, les bandits attaquaient les coffres, mais tous partageaient une même rage de liberté. Pan en était. Son “métier” : le braquage, avec une audace qui forçait le respect, réalisant des coups que beaucoup jugeaient impossibles.

Pan n’a jamais trahi, jamais vendu un camarade. Il a connu le prix du choix, celui des années de prison et des galères infinies. Mais il est resté debout, fidèle à ses principes, sans négocier son passé contre quelques miettes de répit.

Un homme « contre », toujours. C’est ainsi qu’il se racontait, sans détour ni complaisance, dans une interview qu’il avait accordée il y a quelques années. Pas de faux-semblants, pas de regrets de façade : juste la mémoire d’une vie passée entre cavale et enfermement, et une certitude : il avait toujours respecté ses engagements.

Un dernier salut, et un combat qui continue

À sa disparition, les siens lui rendenthommage :

> “Nous n’avons pas les mots pour dire combien il nous manque. Mais nous savons qu’il aurait voulu, même maintenant, faire quelque chose de concret pour ce qui lui tenait à cœur. Pour honorer sa mémoire, celles et ceux qui le souhaitent peuvent soutenir ‘Nessuno tocchi Caino’.”

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