Pesticides interdits : le gouvernement veut les réautoriser en douce

1 300 médecins, chercheurs et soignant·es montent au créneau contre la proposition de loi Duplomb, examinée cette semaine à l’Assemblée. En cause : la possible réintroduction de pesticides déjà interdits, dont les néonicotinoïdes, connus pour décimer les abeilles, polluer l’eau et nuire à la santé humaine. Cette offensive chimique ne s’arrête pas là : le texte prévoit aussi la création d’un « comité d’orientation pour la protection des cultures », chargé d’identifier les pesticides dits  » essentiels « . Traduction : un conseil politique qui pourra faire sauter les garde-fous de l’Anses, l’agence sanitaire censée protéger les populations.

Médecins du Monde, le collectif Alertes des médecins sur les pesticides, mais aussi le biologiste Marc-André Selosse ou Jean-François Corty, président de MDM, dénoncent un retour en arrière criminel. Le président de l’Anses, de son côté, menace de démissionner.

Ce projet de loi signe un nouveau recul démocratique : la santé publique, l’indépendance scientifique et l’environnement sont sacrifiés sur l’autel de l’agrobusiness. Après avoir banni les néonicotinoïdes en 2016, les réautoriser en 2025 relève du sabotage en règle.

On ne protège pas les cultures avec des poisons. On détruit tout le vivant avec.

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