Entre 2021 et 2023, la Sûreté de l’État belge s’est fait siphonner ses données. Un e-mail sur dix entrant ou sortant de son service civil de renseignement aurait été intercepté par le groupe de hackers chinois UNC4841, spécialisé dans l’espionnage pour Pékin. La faille ? Un bug bien placé dans un logiciel de sécurité de la firme américaine Barracuda.
Les données classifiées échangées sur le serveur interne n’auraient pas été touchées, mais les pirates pourraient détenir des informations personnelles sur la moitié du personnel du renseignement belge, y compris des documents d’identité. Problème : l’enquête interne n’a pas réussi à identifier précisément les e-mails piratés… ce qui laisse planer un sérieux doute sur l’ampleur des dégâts.
