Révoltes contre l’État carcéral : mutineries et sabotages en réponse à la répression

Alors que les matons se mettent en grève pour exiger de meilleures conditions de répression, les prisonniers, eux, répondent par la révolte. Incendies, mutineries et sabotages se multiplient, traduisant une contestation grandissante du système carcéral. Des États-Unis à la Belgique, l’insoumission gagne les cellules et dépasse les murs des prisons.

Le 17 février, des milliers de matons de l’État de New York ont entamé une grève pour protester contre une loi limitant l’isolement carcéral et réclamer plus de moyens pour réprimer. Ce mouvement a entraîné des conditions de détention encore plus brutales, causant la mort d’au moins sept détenus, privés de soins et de nourriture.

Face à cet abandon organisé, des mutineries ont éclaté. Le 12 février, à Collins Correctional Facility, des prisonniers ont pris le contrôle d’une partie du bâtiment en pleine nuit. D’autres soulèvements ont suivi dans plusieurs prisons de l’État, marquant une résistance déterminée contre un système qui les condamne à la mort lente.

Le 19 février, le combat a pris une autre tournure lorsque deux bus du Département des services correctionnels de l’État de New York ont été incendiés et vandalisés dans le comté de Cayuga. Sur l’un des véhicules, on pouvait lire : « Can you hear us now », un message clair adressé aux bourreaux en uniforme.

Mais cette révolte dépasse les frontières. Le 25 janvier en Belgique, alors qu’une grève de matons paralyse plusieurs établissements pénitentiaires, une trentaine de prisonniers de la prison de Wortel se sont insurgés. Ils ont bloqué l’accès au préau et refusé de regagner leurs cellules, ne cédant qu’après l’intervention musclée des flics.

Le système carcéral ne repose que sur la soumission forcée et la violence institutionnelle. Dès que l’encadrement vacille, la révolte éclate, démontrant que l’enfermement ne produit ni justice, ni réhabilitation, mais seulement la brutalité d’un pouvoir qui se sait illégitime. Tant que les murs des prisons tiendront, les flammes de la révolte continueront de les lécher.

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