À Temuco, la mairie et les Travaux Hydrauliques veulent filer un permis à une entreprise prédatrice sans consulter les communautés mapuche, violant ainsi la loi indigène et la Convention 169 de l’OIT. L’écocide s’organise en douce.
Pas de consultation, pas de transparence, pas de mémoire. La Municipalité de Temuco, main dans la main avec la Direction des Travaux Hydrauliques, s’apprête à délivrer un permis d’exploitation à une entreprise déjà pointée du doigt — et ce sans consulter les communautés indigènes directement concernées, comme l’exige pourtant la Loi Indigène chilienne et la Convention 169 de l’OIT.
Cerise sur le tas de gravats : le rapport 161 du Contrôleur Général, qui traite justement de l’extraction de granulats, a été zappé. Tout comme l’arrêt de la Cour Suprême de 2021, qui aurait dû mettre un frein à ces pratiques. À croire que quand il s’agit de bétonner, la loi, on l’enjambe.
Mais les responsables ont des noms : Alex Garate Farias, ex-patron des agrégats Maqfront, et Fernando Araneda Alvear, gros latifundiste du coin, prêt à ouvrir la route depuis sa ferme pour livrer la rivière Cautín aux pelleteuses. Des terres entretenues et défendues depuis des années par les communautés, aujourd’hui livrées au saccage.
Ce qu’on appelle là-bas “développement”, nous, on l’appelle écocide.
