Soulèvement au Kenya : face aux tentatives de criminalisation, la rue promet de riposter

L’élite politique kenyane joue un sale jeu en tentant de museler la contestation populaire. Un projet de loi est actuellement en préparation pour offrir à la police un pouvoir quasi illimité : celui d’interdire les manifestations et de réprimer violemment toute tentative de mobilisation. Cette loi prévoit des amendes salées et des peines de prison pour quiconque ose descendre dans la rue.

Suite au récent soulèvement, le gouvernement a été forcé de reculer sur son projet de loi de finances, un plan soutenu par le FMI qui promettait de faire exploser le coût de la vie. Pendant les manifestations de juin, la répression policière a été brutale : plus de 50 manifestants ont été abattus, tandis que d’autres ont été enlevés et restent toujours portés disparus.

Bien que le projet de loi de finances ait été officiellement mis de côté, la Cour suprême du Kenya a suspendu la décision le déclarant inconstitutionnel, semant à nouveau le doute et la crainte parmi la population. Nombreux sont ceux qui pensent que le gouvernement pourrait revenir à la charge pour imposer cette loi impopulaire. Mais les Kenyans, qui ne se laissent plus faire, ont déjà prévenu : si le pouvoir tente d’aller dans cette direction, ils seront de nouveau dans la rue, prêts à se battre pour leur avenir. @t

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