Sous le prétexte de lutte contre l’antisémitisme, une chasse aux sorcières contre la solidarité palestinienne

À l’ombre d’une République qui se targue de défendre les libertés, la solidarité avec la Palestine est devenue un terrain miné, où chaque pas peut mener devant les tribunaux. Des préfets aux procureurs, en passant par une police zélée, le gouvernement français semble avoir donné carte blanche pour traiter la solidarité avec la Palestine comme un crime.

La persécution des défenseurs de la Palestine : une stratégie bien rodée

Le militantisme en faveur de la Palestine est désormais synonyme de danger. La justice, qui devrait être aveugle et équitable, semble avoir les yeux grand ouverts sur ceux qui défendent les droits des Palestiniens. Le cas d’un syndicaliste de la CGT condamné pour un tract est emblématique : même les mots sont devenus des délits.

Une justice à deux vitesses

Alors que les provocations des fervents supporters d’Israël, comme le député LR Meyer Habib, qui parle des palestiniens comme d’un cancer, passent sous silence ou sont même applaudies, les défenseurs de la cause palestinienne se retrouvent dans le viseur de la justice pour des mots maladroits ou des publications sur les réseaux sociaux. Une inversion alarmante des valeurs.

Liberté bafouée et solidarité pénalisée

Les interdictions préventives de manifester pour la Palestine et les convocations pour “apologie du terrorisme” font écho aux heures les plus noires de notre histoire, où la peur justifiait les atteintes aux libertés les plus fondamentales. La situation est telle que même les tribunaux semblent reconnaître ces dérives, comme le montre l’annulation de l’interdiction d’une marche à Paris.

Les médias complices de la répression

Les médias de masse, en particulier ceux contrôlés par le groupe Bolloré, jouent un rôle de caisse de résonance pour cette chasse aux sorcières, amplifiant les voix les plus extrêmes et marginalisant les défenseurs des droits des Palestiniens. Cette orchestration médiatique ajoute une couche de légitimité à une répression déjà bien installée.

Ce qui se joue aujourd’hui dépasse la seule question de la Palestine. C’est la liberté d’expression, pilier de nos libertés individuelles, qui est en jeu. Face à cette régression, il est urgent que tous les défenseurs des droits humains, quelles que soient leurs opinions sur le conflit israélo-palestinien, se mobilisent pour défendre le droit à la solidarité sans peur de la répression.