Utilisation d’engrais chimiques: solution productiviste au service de l’insatiable capital

Les importations depuis la Russie d’engrais azotés, sur lesquels il n’y pas d’embargo européen (contrairement au gaz), ont augmenté en France de 86% entre 2021 et 2023. L’UE s’est subitement rendu compte que ces transactions représentaient des milliards d’euros (rien que 2,5 l’an dernier) et va finir par les surtaxer à partir de Juillet pour ne plus financer la guerre de Poutine. Toutefois, leurs dépendances imposé par le lobby agro industriel comme élément indissociable du productivisme (considéré comme un des garants de la souveraineté alimentaire) ne plaide pas vraiment en faveur d’un retour vers une agriculture plus responsable, puisqu’ils seront progressivement importés depuis d’autres pays comme l’Algérie ou le Qatar.

Mieux, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé le 20 mai que le budget alloué à l’Agence bio, chargée du développement et de la promotion de l’agriculture biologique, allait diminuer de 15 millions d’euros. Les volontés politiques penchent toujours clairement en faveur du porte feuille aux détriments de la santé de la planète, de ses habitants et d’un changement de paradigme plus que jamais nécessaire.

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