Ils et elles lavent les sols de Sciences-Po, mais cette fois, c’est la grande école qui a dû ravaler son arrogance. Après cinq jours de grève, les agent·es d’entretien arrachent le treizième mois, le respect et des garanties sur leurs conditions de taf.
Les 77 agent·es d’entretien de Sciences-Po Paris ont arrêté de bosser et le prestigieux campus s’est retrouvé dans la crasse. Cinq jours de lutte acharnée et un rapport de force qui a fait trembler la direction et la boîte de sous-traitance Atalian, un mastodonte du ménage qui brasse des milliards mais rogne sur les heures de boulot.
Résultat : treizième mois garanti, pas de nouvelles coupes sur les heures et une commission pour revoir la charge de travail. Une vraie victoire pour ces travailleurs·ses, invisibilisé·es en temps normal, mais qui ont su rappeler à Sciences-Po que sans eux, la fac ne tourne pas.
Là où la direction aurait pu assumer son rôle de donneur d’ordre, elle a préféré jouer la sourde oreille. Ce sont les étudiant·es du Collectif du lien qui ont épaulé les grévistes, dénonçant une précarisation organisée et un mépris patronal bien rodé.
Le contrat d’Atalian expire le 31 mars. Que l’école change de prestataire ou pas, l’accord signé tiendra. Une avancée, mais la bataille pour la réinternalisation et des conditions dignes n’est pas (encore) a l’ordre du jour
