31 femmes exécutées en 2024. Voilà le dernier chiffre glaçant d’un régime iranien qui tue pour garder la main. Deux ans après le meurtre de Jina Mahsa Amini et le cri » Femme, vie, liberté « , l’Iran assouvi sa vengeance sur les femmes.
Ces femmes ? Pour beaucoup, des victimes avant d’être des condamnées. 70 % ont tué leur conjoint, souvent après des années de violences ou de viols. Mais la justice iranienne n’en a rien à foutre : aucune prise en compte de leurs souffrances, juste une exécution rapide pour faire taire leur histoire.
Dans les zones reculées comme celles du Sistan-et-Baloutchistan, coincées entre pauvreté, isolement et un système judiciaire biaisé, sont les premières à tomber. Beaucoup n’ont même pas les moyens de se défendre. 107 femmes exécutées pour des affaires de drogue depuis 2010, souvent sans savoir ce qui leur tombait dessus. Le régime se fiche des circonstances : pour lui, chaque exécution est un message.
Puis, il y a les militantes. Warisha Moradi et Pakhshan Azizi attendent leur tour dans le couloir de la mort, coupables de vouloir un monde plus juste. L’Iran n’assassine pas seulement des femmes, il exécute des symboles. La corde est un outil politique, un moyen de maintenir la peur et d’écraser toute contestation.
Pendant ce temps, le monde regarde, condamne timidement, et passe à autre chose. Jusqu’à quand ? Le régime iranien teste les limites du silence international. À force de ne rien dire, on devient complice.
