La machine coloniale israélienne accélère son nettoyage ethnique. Ce dimanche, des chars ont envahi les camps de réfugié·es de Jénine, Tulkarem et Nour Shams, marquant une escalade militaire sans précédent depuis 2002. Mais cette fois, Israël ne se contente pas d’un assaut : l’État colonial annonce une occupation militaire d’un an et interdit tout retour des habitant·es.
C’est une nouvelle Nakba en direct, un déplacement forcé de masse, une annexion brutale sous couvert d’opérations sécuritaires. Des dizaines de milliers de Palestinien·nes sont à nouveau chassé·es de leurs foyers, condamné·es à l’errance, pendant que l’armée s’installe durablement sur leurs terres. Israël Katz, ministre de la Défense, l’a dit sans détour : ces camps ne doivent plus exister.
Le crime est assumé, le monde regarde ailleurs. L’interdiction du retour brise un principe fondamental du droit international, mais qui pour l’imposer à Israël ? Pendant ce temps, les colons avancent, les bulldozers rasent, l’armée verrouille. Les camps de 1948 ont résisté, ceux d’aujourd’hui sont effacés. La Nakba n’a jamais cessé, elle continue sous nos yeux.
