Inculpé pour agressions sexuelles sur Adèle Haenel alors qu’elle avait entre 12 et 14 ans, le réalisateur Christophe Ruggia s’en tire avec quatre ans de prison, dont deux sous bracelet électronique. Autant dire qu’il ne verra jamais l’ombre d’une cellule.
L’actrice avait dénoncé les faits en 2019 dans Mediapart, déclenchant une onde de choc dans le cinéma français. À l’époque, tout le gratin du septième art lui avait expliqué de se taire. Sur le plateau de Les Diables, où elle tenait le premier rôle, plusieurs adultes avaient pourtant signalé le comportement glauque du réalisateur quadragénaire. Rien n’avait bougé.
Le verdict est clair : encore une fois, la justice protège ses copains. Deux ans sous bracelet pour avoir agressé de manière répétée une gamine contre un an ferme pour le vol du brique de lait pendant les émeutes, la justice démontre encore une fois sa cohérence.
