» Il s’agit bien d’une pratique organisée en vue de permettre au Front national de réaliser des économies » assure la présidente du tribunal correctionnel Bénédicte de Perthuis, selon notre journaliste sur place Florent le Du.
Le tribunal s’attarde ensuite sur les faits de complicité, établis en ce qui concerne des anciens cadres qui ont mis en place ce » système » mais également, le Rassemblement national en tant que personne morale. Le parti sera donc condamné. Le Parlement européen lui réclame 3,4 millions d’euros (en plus du million déjà remboursé).
» Sous couvert de plus de 40 contrats d’assistants parlementaires, 12 personnes ont en réalité travaillé pour le parti » détaille la présidente du tribunal correctionnel. » Au cœur de ce système depuis 2009, Marine Le Pen s’est impliquée avec insistance et détermination « . Et d’ajouter : » Marine Le Pen va arbitrer les mouvements entre les enveloppes « .
Elle est déclarée coupable en tant qu’auteur principale de détournements de fonds publics – c’est-à-dire pour avoir en tant que députée signé des contrats fictifs d’assistants parlementaires – mais aussi de complicité en tant que responsable, entre 2009 et 2016, du système qui a été mis en place.
Concernant les députés élus en 2009 et 2014, la présidente a déclaré : » Ils ont agi soit par cynisme, par confiance voire allégeance envers la présidente de leur parti « . Et d’ajouter : » Il n’y a pas d’enrichissement des députés mais un enrichissement du parti, ce qui est un contournement des règles démocratiques « .
