Quand la liberté de parole se paie cher : Anasse Kazib condamné pour avoir défié l’extrême-droite

Anasse Kazib, cheminote et militante, écope de 1500€ d’amende pour avoir osé prendre la parole contre l’extrême-droite devant la Sorbonne en février 2022. Le tribunal a jugé ses actions comme une « organisation d’une manifestation non déclarée », infligeant une amende salée pour des mots de solidarité.

À la sortie du tribunal, Elsa Marcel, l’avocate de Kazib, et Ariane Anemoyannis, une autre voix du barreau, ont éclaté en protestations. Elles dénoncent une sentence « très politique » et « du pur délire », visant à réduire au silence les voix antifascistes dans un contexte où les sympathisants de l’extrême-droite semblent bénéficier d’une étrange clémence.

Anasse Kazib, loin de se laisser intimider, a promis de faire appel. Il accuse le juge de plier devant l’extrême-droite et souligne l’acharnement contre les militants syndicaux et pro-Palestine. Frédéric Lordon, économiste et intellectuel, a rejoint le choeur de soutien, incitant les syndicats à une mobilisation générale contre ce qu’il qualifie de deux poids, deux mesures scandaleux.

 » Dans quelle sorte de pays est-on convoqué pour rassemblement antifasciste pendant que les fascistes défilent courtoisement accompagnés par la police ? Que les organisations syndicales se portent à la hauteur de leur responsabilité historique, qu’elles mettent le pays dans la rue et l’économie à l’arrêt ! « 

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