Accusée de tolérer l’antisémitisme, Harvard se voit privée de 2,2 milliards de subventions. En réalité, ce sont ses étudiants solidaires de Gaza qui dérangent Washington.
Quand on dit non à Trump le botoxé , il se vexe et tape des pieds comme tout gamin mal élevé. Lundi 14 avril, la Maison Blanche a annoncé le gel de 2,2 milliards de dollars de subventions à Harvard. Officiellement pour » lutte contre l’antisémitisme « . En réalité, pour avoir laissé ses étudiants dénoncer le massacre à Gaza et soutenir la lutte palestinienne.
Harvard, pilier de l’élite universitaire, est la première à refuser de se plier aux injonctions du nouveau shérif de Washington. Dans une lettre aux étudiants, son président Alan Garber rappelle une évidence qu’il faut désormais marteler : » Aucun gouvernement ne doit dicter à une université ce qu’elle enseigne ou recherche. » Surtout pas quand le bâillon s’appelle » soutien à Israël « .
Trump, lui, parle d’un » état d’urgence » sur les campus. L’antisémitisme devient l’écran de fumée parfait pour frapper les universités qui donne voix a l’humanisme. Et pour Harvard, l’addition pourrait grimper jusqu’à 9 milliards. Un chantage en bonne et due forme. Le message est clair : dans l’Amérique de 2025, on ne pense plus, on obéit.
