La Serbie et Big Brother : flicage de masse contre opposants et journalistes

En Serbie, l’État industrialise l’espionnage de ses opposants. Une enquête révèle que les autorités ont installé illégalement des logiciels espions sur des dizaines de téléphones, après avoir claqué deux millions de francs suisses pour des IMSI-catchers en 2023. Résultat : photos, messages, caméras et micros aspirés à distance.

Amnesty International dénonce une surveillance systématique de la société civile. Journalistes et activistes convoqués pour des « entretiens informatifs » se retrouvent avec leurs téléphones infectés par Pegasus et Novispy pendant qu’ils patientent. Un flicage digne d’un État policier, où l’espionnage numérique remplace les perquisitions à l’ancienne.

Avec ces outils de cyber-répression, le régime serbe resserre l’étau contre celles et ceux qui refusent de marcher au pas. Reste à voir si l’Europe continuera de fermer les yeux sur ces méthodes de flicage totalitaire ou préférera s’en inspirer…

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