Nommer un directeur du FBI, c’est pas une mince affaire. Mais chez Trump, on aime l’impro. Brian Driscoll, agent chevronné, s’est retrouvé propulsé à la tête du Bureau… à cause d’une simple coquille sur le site de la Maison-Blanche. Plutôt que de corriger l’erreur, l’administration a laissé couler. Sauf que Driscoll, lui, prend son rôle au sérieux. Trop au sérieux, même, au goût du gouvernement.
Dès sa nomination, il refuse de livrer les noms des agents ayant bossé sur l’enquête du 6 janvier, pourtant exigés par le ministère de la Justice. Un crime de lèse-majesté dans l’Amérique de Trump. Pire, il insiste pour que toute procédure passe par une commission officielle. Bref, il fout le bordel. Et ça plaît pas.
Sauf que Driscoll, c’est pas un bureaucrate en costard. L’ex cow-boy des Delta Force n’est pas le genre à se laisser impressionner par quelques politiciens en mal de revanche. Son passage à la tête du FBI est devenu un running gag parmi ses collègues, qui balancent des mèmes le représentant en Batman, saint protecteur du Bureau ou dernier rempart contre la purge.
Les rumeurs de son licenciement vont bon train, surtout après une réunion musclée avec les pontes du ministère de la Justice. Mais contre toute attente, il est toujours là. Pour combien de temps ? Mystère. En attendant, il continue de faire ce qu’il sait faire de mieux : emmerder le pouvoir et défendre les siens. Un vrai caillou dans la godasse de la Maison-Blanche.
