La cheffe du gouvernement italien pourrait bien se retrouver dans le viseur de la Cour pénale internationale (CPI). Des victimes libyennes et des ONG viennent de saisir le procureur de la CPI, l’accusant d’entrave à la justice internationale en matière de violations des droits humains contre les migrants.
L’affaire porte sur les refoulements forcés vers la Libye, où des milliers de migrants subissent torture, esclavage et violences. Méloni est accusée d’avoir fermé les yeux sur ces exactions et d’avoir tenté d’influencer la CPI pour bloquer toute enquête compromettante. En clair, son gouvernement aurait collaboré avec des milices libyennes, tout en cherchant à museler la justice internationale pour couvrir ces pratiques.
Si le procureur juge la plainte recevable, la dirigeante italienne pourrait faire l’objet d’une enquête officielle à La Haye. Une belle tache sur le CV de celle qui prétend incarner l’ordre et la fermeté. En attendant, les migrants continuent de crever dans les geôles libyennes, pendant que Rome prétend « gérer » la crise migratoire.
