Les grandes manœuvres continuent autour de l’Ukraine, et cette fois, Washington met l’Europe au pied du mur. Les États-Unis pourraient retirer leurs troupes des pays baltes en guise de concession à Moscou, selon le Financial Times. Pendant ce temps, Trump négocie un deal d’après-guerre qui sent l’arnaque à plein nez : en échange de « compensations », Washington raflerait 50 % des revenus de l’exploitation des ressources ukrainiennes. Un deal digne des pires traités coloniaux.
Pendant ce temps, c’est branle-bas de combat à Paris. Ursula von der Leyen débarque pour le mini-sommet de Macron sur la sécurité de l’Europe et balance : » Nous avons besoin d’un sursaut dans notre défense, et nous en avons besoin maintenant « . Traduction : les USA se barrent et nous laissent nous démerder face à la Russie.
Et Washington ne fait pas dans la dentelle. Un questionnaire a été envoyé aux États européens pour leur demander ce qu’ils comptent fournir en hommes, en armes et en matériel pour garantir la sécurité de l’Ukraine. Et dans les coulisses, on parle déjà d’envoyer des troupes européennes sur le terrain pour « protéger la frontière ». Les Français et les Britanniques sont chauds, selon Le Monde.
À la Conférence de Munich, c’était ambiance fin de règne pour l’alliance transatlantique. L’Europe se réveille seule face à Poutine, sans oncle Sam pour la couvrir. Un diplomate résume l’état des lieux : » On n’en est qu’au début du début. » Vu la dynamique, l’Europe pourrait vite se retrouver dans un sale bourbier… et cette fois, ce sera sans filet.
