Quarante ans derrière les barreaux et toujours pas de sortie pour Georges Ibrahim Abdallah. La justice, qui avait validé sa libération en novembre, vient de repousser sa décision au 19 juin. Motif ? Une indemnisation de 53 000 euros qu’il refuse de payer.
Une mesquinerie juridique, selon son avocat, une torture morale, surtout. À 73 piges, le militant communiste libanais continue de croupir en taule alors qu’il devrait déjà être libre. Mais l’État français, fidèle toutou de Washington et Tel-Aviv, refuse de lâcher prise.
Ce report n’est qu’un énième coup tordu pour maintenir Abdallah en prison. À chaque tentative de libération, une nouvelle magouille vient bloquer le processus. La décision d’expulsion vers le Liban est actée, mais l’obsession punitive du pouvoir l’emporte sur la justice.
Derrière les barreaux depuis 1984, il est aujourd’hui l’un des plus vieux prisonniers politiques d’Europe. Et l’État français, en bon gardien de l’ordre impérialiste, prouve encore une fois qu’il sait être impitoyable… surtout avec ceux qui refusent de plier.
