Ça chauffe dans les hôpitaux : 300 médecins étrangers bossant en France sans statut stable lancent une grève de la faim. En ligne de mire, la suppression de 700 postes pour les praticiens diplômés hors UE, alors qu’ils tiennent à bout de bras des services en sous-effectif.
En 2023, 16 346 médecins exercaient avec des diplômes obtenus en dehors de l’Union européenne, soit 7 % des médecins en France. Ces soignants, majoritairement originaires d’Algérie, Tunisie, Maroc, Syrie et Liban, sont essentiels dans les hôpitaux franciliens.
Depuis des années, ils taffent avec des contrats précaires, payés au lance-pierre, parfois moins qu’un interne. Et pourtant, impossible pour eux d’obtenir une régularisation tant attendue. L’État les a bien utilisés pendant le Covid, mais aujourd’hui, il les jette comme des Kleenex.
Les syndicats dénoncent un concours biaisé, des quotas fixés au pif et une volonté claire de maintenir ces médecins en situation de précarité. Résultat : ils doivent repasser des épreuves infernales pour pouvoir exercer pleinement… et s’ils échouent deux fois, c’est fini, rideau.
Face à cette machine à broyer, ces soignants n’ont plus d’autre choix que la grève de la faim. Leur revendication ? Le rétablissement des 700 postes supprimés et une régularisation immédiate pour celles et ceux qui bossent déjà ici depuis des années. Si rien ne bouge, la mobilisation promet de s’intensifier, avec une manif prévue devant le ministère de la Santé les 8 et 9 mars.
