Paris 2024 : les JO du tout-sécuritaire

Les JO, c’était pas juste des médailles et des feux d’artifice, c’était aussi un terrain d’expérimentation grandeur nature pour la surveillance généralisée. Drones dans le ciel, caméras à reconnaissance faciale, contrôles au faciès : les experts de l’ONU viennent de balancer que la France est allée trop loin, avec des mesures « disproportionnées » et même carrément « illégales ».

Le gouvernement a joué la carte du terrorisme pour justifier ce flicage massif, mais en réalité, c’était surtout une aubaine pour tester des outils liberticides. Flicage à tout-va, traque algorithmique et libertés piétinées : les flics ont eu les pleins pouvoirs, et ils s’en sont pas privés. Certains groupes ont été visés en priorité : militant.es, certain.es supporters, et tout.e personne jugée « à risque » par les flics et leurs logiciels.

Maintenant que la fête est finie, les experts demandent une enquête indépendante. Mais qui croit encore à la transparence d’un État qui a validé tout ça sans broncher ? Pire encore, ce modèle de contrôle pourrait bien devenir la norme pour les futurs grands événements. Prochaine étape : la Coupe du monde, les JO d’hiver et, soyons honnêtes, la vie de tous les jours. Parce que quand un État se gave de flicage, il a du mal à décrocher.

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