Hier soir, l’Argentine a fait trembler le pouvoir. Après la répression brutale de la marche des retraité·es, la rue a répondu par un soulèvement massif. Des milliers d’Argentin·es ont défié Milei, entre affrontements et cacerolazos.
Buenos Aires a vécu une nuit de colère et de résistance. La police et la gendarmerie ont violemment réprimé la marche des retraité·es près du Congrès, blessant au moins 56 personnes, dont un photographe touché à la tête par une grenade lacrymogène. Plus de 150 manifestant·es ont été arrêté·es, mais la juge Karina Andrade a ordonné leur libération dans la nuit.
Face à cette répression, la rue ne s’est pas laissée faire. Des hooligans de différents clubs de football se sont unis aux manifestant·es pour affronter la police et protéger les retraité·es. À la tombée de la nuit, la colère s’est étendue à toute l’Argentine : dans chaque ville, les casseroles ont résonné en signe de protestation.
Pendant ce temps, le lutte a gagné le Parlement. Une bagarre a éclaté à la Chambre des députés, et l’opposition a réclamé la destitution de Milei. La Place de Mai, elle, est restée occupée jusqu’au petit matin, prouvant que la contestation ne faiblit pas.
