Sur la mutualisation de travail des assistants, la présidente du tribunal correctionnel Bénédicte de Perthuis déclare : » certains assistants travaillaient effectivement à plusieurs députés, mais ceux-ci ne sont pas poursuivis. » » Les investigations ont révélé qu’il s’agissait plutôt de mutualiser les enveloppes » poursuit-elle.
La présidente évoque » un détournement qui résulte d’un système mis en place pour alléger les charges du parti « , rapporte notre journaliste sur place, Florent Le Du. Et ce système » fonctionne sur la base d’une procuration donnée par chaque député à une même personne » détaille-t-elle. » C’est sur le fondement de ce système que le RN est poursuivi du chef de complicité » explique-t-elle.
Bénédicte de Perthuis indique qu’il n’y a pas eu » d’enrichissement personnel » mais » des salaires que le parti n’aurait peut-être pas pu offrir « . » Il y a en revanche l’enrichissement d’un parti « , ajoute-t-elle. » Le tribunal n’a pas eu de doute sur l’existence du système. Le récit fait par les témoins du déroulé de la réunion du 4 juin 2014 semble parfaitement plausible » déclare-t-elle. Et de poursuivre : » Donc le système mis en place depuis 10 ans à l’époque a été optimisé en juin 2014 « .
