Ce jeudi 10 avril, la campagne de déclaration de revenus est lancée. L’occasion pour Bercy d’avouer à demi-mot ce que tout le monde sait déjà : en 2024, les impôts ont augmenté pour toutes et tous… sauf pour les riches. Selon une note interne consultée par Le Monde, le taux d’imposition réel des 10 % les plus aisés a même baissé, pendant que celui des classes moyennes flambait de 5 à 10 %.
Comment ? Grâce à de juteux crédits et abattements, comme les réductions pour emploi à domicile. Résultat : quand les plus modestes récupèrent en moyenne 49 euros, les plus friqués encaissent jusqu’à 2 296 balles. Et les ultras riches ? Encore mieux servis : ils sont de moins en moins nombreux à être taxés à 45 %, et l’impôt collecté sur cette tranche a chuté de 7 % en 2024. Merci l’optimisation fiscale.
Pendant ce temps-là, les services des impôts crèvent à petit feu, les agents sont toujours moins nombreux, et les pauvres paient pour tout le monde. Une fiscalité à deux vitesses qui enrichit les nantis et punit les prolos. La vraie fraude, c’est ce système.
