Nouvelle tentative de récupération nauséabonde : un proche de l’extrême droite lyonnaise accuse la Jeune Garde d’agression antisémite. Mais derrière la plainte, c’est surtout une opération de com’ bien rodée.
Le 11 avril, un homme de 26 ans a déposé plainte à Villeurbanne après avoir, selon ses dires, été agressé et traité de » sale juif « . La presse s’est rapidement emballée, relayant l’affaire comme une nouvelle preuve d’antisémitisme violent… jusqu’à ce que Libération dévoile le décor : la » victime » fréquente les cercles radicaux d’extrême droite lyonnais et serait le compagnon de l’influenceuse Mila Orriols, elle-même figure du camp nationaliste.
Très vite, les soutiens de la droite identitaire ont tenté de pointer du doigt la Jeune Garde, collectif antifasciste implanté à Lyon. Une opération de comm’ cousue de fil blanc, sur fond de confusion délibérée entre antifascisme et haine raciste. Le parquet a ouvert une enquête pour » violences aggravées « , mais les faits restent flous et la stratégie de l’extrême droite limpide : créer des fake news pour criminaliser les luttes.
