Le 19 mai, Mahmoud Abbas sera à Beyrouth pour annoncer, sous pression saoudienne, le désarmement des factions palestiniennes présentes au Liban, y compris la branche locale du Fatah. À la clef : soumission ou élimination.
Mahmoud Abbas prépare une tournée explosive au Liban. Sous la houlette de Riyad, le chef de l’Autorité palestinienne annoncera la démilitarisation du Fatah libanais, et exigera le désarmement de toutes les autres factions palestiniennes présentes dans le pays. Un ultimatum est lancé : ceux qui ne se plieront pas à l’ordre se verront couper tout soutien organisationnel et politique, et s’exposeront à des » opérations militaires ciblées « .
Selon plusieurs sources, ce plan, concocté en étroite collaboration avec le gouvernement libanais, vise à éradiquer toute forme d’autonomie militaire palestinienne hors de Gaza. Abbas, déjà largement discrédité par son soutien tacite à l’occupation et son silence sur les massacres, s’aligne un peu plus sur les intérêts de la monarchie saoudienne et des puissances occidentales. Pendant que les factions luttent pour la survie du peuple palestinien, le vieux dictateur semble déterminé à désarmer la dernière étincelle de résistance pour garder son trône…
