Kanaky: Encore un round pour rien, Valls repart la queue basse de Nouméa

Trois jours de palabres bien au chaud dans un hôtel isolé, et pour quoi ? Rien. Aucun accord, aucun cap, aucun horizon. Manuel Valls, ex-premier flic devenu ministre des Outre-mer, est venu pacifier l’archipel kanak. Il repart bredouille. Face-à-face tendu entre indépendantistes kanak et pro-France, qui ne se parlaient plus depuis les émeutes sanglantes de mai 2024. Bilan : 14 morts, des milliards de dégâts, et toujours pas de solution politique.

Les indépendantistes veulent la souveraineté pleine et entière. L’État promet une double nationalité et quelques bribes d’autonomie. Les loyalistes, eux, rêvent d’un fédéralisme qui consacre une partition de fait de l’île. Résultat ? Tout le monde campe sur ses positions et l’État fait semblant de garder la main. Valls s’accroche à sa mission de paix comme un naufragé à sa bouée, mais il n’y a plus grand monde pour croire à la magie des conférences de presse.

Pendant ce temps, la question du corps électoral — au cœur de l’explosion de 2024 — reste en suspens. Et c’est dans ce contexte de blocage que l’État compte tout de même organiser des élections provinciales d’ici novembre, comme si de rien n’était.

Nous suivre


fil d’actu