400 jours d’enfer à Gaza : des vies brisées, des chiffres qui parlent de l’horreur

Quatre cents jours. C’est le temps qu’a duré ce massacre incessant, une série ininterrompue de violences, de privations et de destructions à Gaza. Et derrière ces 400 jours, il y a 76 ans d’occupation, de colonisation et de persécutions, de meurtres et de déplacements, où les Palestiniens paient le prix fort pour survivre.

Des chiffres qui glacent le sang :

54 553 vies perdues, dont 17 385 enfants et 11 903 femmes. Le décompte est effrayant, et les experts parlent de chiffres potentiellement bien plus élevés. Les blessés ? 102 765 personnes et plus de 10 000 disparus.

3 798 massacres documentés, où 70% des victimes sont des enfants et des femmes, des civils pris dans l’étau de la violence.

1367 familles complètement décimées, effacées des registres de l’état civil, comme si elles n’avaient jamais existé. Les journalistes, les équipes de secours et les médecins ne sont pas épargnés. 184 journalistes, 85 secouristes, et 1054 personnels médicaux ont été tués en tentant de faire leur travail.

520 corps découverts dans des charniers, dans les hôpitaux eux-mêmes, lieux devenus des tombes improvisées.

La famine et les privations forcent 3 500 enfants à vivre dans une insécurité alimentaire chronique. Des malades chroniques au nombre de 350 000 risquent leur vie faute de médicaments. La répression n’épargne pas non plus l’accès à l’éducation : 785 000 étudiants privés de leur droit d’apprendre, et 750 enseignants tués, avec 138 chercheurs et universitaires exécutés. C’est toute une génération que l’on assassine, celle qui pourrait reconstruire, créer et faire grandir.

Destruction massive d’infrastructures

La bande de Gaza, réduite en miettes : 159 000 logements détruits et 193 000 autres partiellement endommagés. 34 hôpitaux et 80 centres de santé hors service. Les routes, les réseaux d’eau et d’électricité, tout est méthodiquement démoli. Avec 86 400 tonnes d’explosifs largués, Gaza est en ruines, transformée en champ de désolation. Ces chiffres, ces vies perdues, sont l’évidence brute d’une injustice sans fin, d’un crime collectif sous le regard d’un monde qui détourne les yeux. C’est toute une société que l’on cherche à effacer, une histoire que l’on tente d’éteindre.

Gaza tient toujours, malgré tout, avec un courage qui défie l’entendement. Parce qu’au-delà des chiffres et des destructions, il y a des êtres qui refusent de disparaître.

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