Sous les bombes et la famine, un nouveau crime se prépare à Gaza : Israël veut enfermer 2 millions de Gazaouis dans un camp géant, version XXIᵉ siècle.
Après avoir rasé les maisons, affamé les familles, et bombardé les hôpitaux, Israël passe à l’étape suivante : parquer la population de Gaza dans une « zone humanitaire » fermée, sous contrôle militaire. 30 % du territoire est déjà interdit aux Palestiniens. La famine et les épidémies sont utilisées comme armes de guerre. Désormais, Benyamin Nétanyahou veut aller plus loin, soutenu par Washington.
D’après 972mag et Courrier international, le plan prévoit de déplacer tous les habitants vers une zone grillagée, fouillés un par un, privés de liberté de mouvement. Le journaliste israélien de droite Yinon Magal assume sans détour : « Cette fois, les FDI ne permettront pas à une population rebelle de refuser l’évacuation. » Ceux qui resteront hors du camp seront « impliqués », autrement dit considérés comme ennemis.
Le ministre israélien de la défense Israël Katz a lancé son « dernier avertissement » aux Gazaouis : soit ils partent, soit ils seront écrasés. Pourquoi cette brutalité ? Parce que même si une moitié des Gazaouis était expulsée, il en resterait toujours assez pour empêcher Israël d’annexer tranquillement la bande côtière. Le rêve de colonisation totale se heurte à la simple existence du peuple palestinien.
Ce plan abject, maquillé sous le mot « humanitaire », est une étape de plus dans un processus de nettoyage ethnique assumé. Un camp géant à ciel ouvert, avec la bénédiction des États-Unis.
