À Nancy, le Parti socialiste choisira bientôt son nouveau chef. Mais ne vous y trompez pas : ce n’est pas une élection, c’est un enterrement.
Faure, Mayer-Rossignol, Vallaud : trois visages, un même programme. Tous s’accordent à ancrer définitivement le PS dans le libéralisme, loin, très loin, des idéaux de Jaurès… Après Rocard, Jospin et Hollande, voilà les héritiers naturels d’un parti qui n’a plus de socialiste que le nom. Le congrès de Nancy n’aura qu’un but : sceller l’alliance des miettes de la « gauche » respectable, pour mieux tourner la page de toute tentative de rupture avec l’ordre capitaliste.
La vérité est brutale mais simple : par respect pour les militant.es qui ont bâti son histoire, le PS devrait avoir la décence de changer de nom. Car si la stratégie sociale-démocrate s’est toujours révélée absurde et inutile, il fut un temps où leurs militants étaient des camarades sincères. Aujourd’hui, il ne reste que les apparatchiks.
