Il y a 49 ans, le 3 mars 1976, les flics franquistes ouvraient le feu sur des grévistes à Vitoria-Gasteiz, tuant cinq ouvriers et en blessant plus d’une centaine. Leur crime ? Avoir occupé une église pour exiger de meilleures conditions de travail. Ce massacre, orchestré par un régime aux abois, reste une plaie ouverte dans la mémoire ouvrière basque.
Aujourd’hui, alors que la répression d’État n’a rien perdu de sa brutalité, des milliers de personnes descendent dans les rues pour rendre hommage aux victimes et dénoncer l’impunité des assassins en uniforme. Et comme d’habitude, les flics répondent par la violence : charges, matraques, gaz lacrymo. Presque un demi-siècle plus tard, la machine répressive tourne toujours à plein régime.
