Alors que le monde célébrait la Journée internationale des droits des femmes, les Afghanes luttaient pour leur simple existence. Le Mouvement volontaire des femmes afghanes a marqué ce 8 mars par une déclaration forte contre l’apartheid de genre imposé par les talibans, dénonçant l’exclusion, la répression et l’abandon international.
Depuis trois ans et demi, l’Afghanistan est devenu une prison à ciel ouvert pour les femmes. Privées d’éducation, de travail et de toute autonomie, elles sont effacées de la société par un régime qui a fait de leur oppression une doctrine d’État.
Dans un communiqué publié à l’occasion du 8 mars, le Mouvement volontaire des femmes afghanes rappelle l’ampleur de la catastrophe :
> « Au cours des trois dernières années et demie, les femmes de ce pays ont été témoins de restrictions sans précédent, d’une exclusion systématique de la société, d’une interdiction d’éducation, d’une privation de travail, de la répression des manifestations pacifiques et d’une violation flagrante de leurs droits humains. »
Malgré la répression brutale, les Afghanes refusent de se taire. En dénonçant le régime taliban, elles affirment leur droit à exister, à apprendre, à travailler, à vivre librement.
> « Nous assistons à une catastrophe humanitaire en Afghanistan. Il ne s’agit pas seulement d’une crise interne, mais aussi d’un test de la conscience de l’humanité et de l’engagement de la communauté internationale envers les valeurs de justice et d’égalité. »
Mais à mesure que la dictature talibane intensifie son contrôle, le silence du reste du monde devient un abandon coupable. Ce 8 mars, les femmes afghanes ont parlé. La question est : qui les écoutera ?
