Alger vire douze Français, retour à la guerre froide coloniale

Moins d’une semaine après les grands sourires de la réconciliation, l’Algérie expulse douze responsables français. En cause : l’arrestation musclée de trois Algériens à Paris, dont un membre du consulat. Alger parle de violation diplomatique, Paris s’enfonce dans le flou judiciaire.

Le torchon brûle de nouveau entre Alger et Paris. Ce jeudi, le gouvernement algérien a donné 48 heures à douze hauts responsables français pour déguerpir. Cette expulsion, brutale mais assumée, fait suite à l’arrestation par la police française de trois ressortissants algériens à Paris, dont un employé du consulat. Pour l’Algérie, c’est une provocation : une violation pure et simple des règles diplomatiques. Côté français, on plaide l’enquête en cours pour enlèvement présumé. Pas de quoi calmer les esprits.

Cette crise tombe mal. Une semaine plus tôt, Macron et Tebboune s’étaient échangé des politesses au téléphone, et Jean-Noël Barrot s’était fendu d’un aller-retour à Alger pour vanter un  » apaisement « . Raté. Le vernis de la réconciliation a craqué aussi vite qu’un discours ministériel.

132 ans de colonisation, une guerre d’indépendance sanglante, et toujours ce mépris postcolonial… L’Histoire, visiblement, n’est pas prête d’être digérée.

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