Pékin serre la vis sur les terres rares, les Occidentaux déraillent

En stoppant l’exportation d’aimants en terres rares, la Chine frappe un nerf stratégique. Washington, qui croyait mener la danse, voit sa guerre commerciale virer au piège géopolitique. Une riposte qui électrise les tensions, mais surtout les circuits occidentaux.

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis vient de monter d’un cran. Pékin a ordonné l’arrêt des exportations d’aimants en terres rares, ainsi que d’une large palette de minéraux stratégiques. Une décision qui cible en plein cœur les ambitions industrielles et militaires de Washington. Car ces aimants, produits à 90 % par la Chine, sont essentiels aux armements de pointe, aux véhicules électriques et à l’électronique moderne.

Jusqu’en 2023, la Chine régnait presque sans partage sur les terres rares lourdes, avec 99 % du marché mondial. Autant dire que couper le robinet, c’est tordre le bras aux puissances occidentales sans tirer une balle. Pour Pékin, la perte est minime : ces exportations ne représentent qu’une goutte dans l’océan de son commerce extérieur. Mais pour les États-Unis et leurs vassaux, l’impact pourrait être colossal.

Face aux provocations tarifaires de Washington, la Chine ne se contente plus de répliquer, elle part a l’offensive. Elle appuie là où ça coince, avec des conséquences directes sur les chaînes d’approvisionnement critiques. Une guerre économique qui pourrait bien virer, demain, à un affrontement technologique à grande échelle.

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