Fin de partie pour la chaîne la plus sanctionnée de l’histoire de la télévision française. Ce soir, C8 disparaît des écrans, faute d’avoir obtenu le renouvellement de sa fréquence TNT. En guise d’adieux, les médias de Bolloré (CNews, JDD, Europe 1…) nous infligent depuis une semaine leur complainte victimaire, comme si la censure tombait du ciel et non d’un bilan accablant.
36 alertes et sanctions, 18 manquements aux obligations légales : la liste des casseroles de C8 est un inventaire du pire. Publicité clandestine, fausses infos, insultes, sexisme, baisers forcés, reportages truqués, violations de la vie privée… Rien ne leur a été épargné.
Or, les fréquences TNT sont un bien public, pas un paillasson pour les tripatouillages d’une télé au service des puissants. Bolloré perd un jouet, mais pas son empire médiatique. Ne soyons pas naïf·ves : l’homme d’affaires reviendra, avec une autre machine à propagande. La question est : quand ?
