Chômage : Barnier prêt à lâcher l’affaire sur la réforme ? Spoiler: Oui mais mais seulement si les syndicats acceptent 3,5 milliards d’économies antisocial

D’après BFM Business, le gouvernement Barnier serait en train de réfléchir sérieusement à lâcher du lest sur la réforme de l’assurance chômage, histoire de mettre un peu d’eau dans son vin. Lors des dernières discussions entre le cabinet du Premier ministre et les partenaires sociaux, l’idée d’abandonner cette réforme controversée a été posée sur la table. Mais évidemment, pas question de faire ça sans quelques conditions bien corsées.

Lâcher la réforme ? Pas sans conditions ! Le gouvernement est prêt à refiler la patate chaude aux syndicats, à condition qu’ils se bougent et se mettent d’accord d’ici le 30 octobre. Pourquoi cette date butoir ? Tout simplement parce que le décret qui prolonge les règles actuelles expire le lendemain. Du coup, c’est la course contre la montre pour savoir qui va décider des règles du jeu.

D’après Marilyse Léon, de la CFDT,  » c’est faisable d’arriver à un accord rapide sur l’emploi des seniors « . Elle sortait tout juste de son rendez-vous avec Barnier, l’air plutôt confiante. Mais ne nous emballons pas, car le gouvernement a un autre as dans sa manche.

Des économies ou pas de négociation ! Pour que Barnier et ses potes acceptent de ranger leur réforme au placard, ils veulent voir les syndicats sortir le rabot antisocial. Ils réclament des économies pour compenser les 3,5 milliards d’euros que devait rapporter le durcissement des règles. Le hic, c’est que les marges de manœuvre sont limitées, sauf à revenir sur la baisse de 0,05 % des cotisations négociée par le patronat. Une concession qui vaut 1,5 milliard d’euros et qui n’acceptera pas. Autre solution faire de nouveaux des économies sur le dos des plus fragiles, comme d’hab!

Pour rappel, cette réforme vise à durcir les conditions d’accès au chômage en augmentant le temps de travail requis pour ouvrir des droits. Il faudrait bosser huit mois sur les 20 derniers mois, au lieu de six mois sur les 24 actuels. Ça prévoit aussi de raboter la durée d’indemnisation pour les moins de 57 ans de 18 à 15 mois, sauf si le marché de l’emploi fait un miracle. Seuls les seniors auraient droit à un petit lot de consolation : 27 mois d’indemnisation max.

Après la branlée que s’est prise le camp présidentiel aux dernières législatives, cette réforme a été mise sur pause. Mais avec cette dernière manœuvre, le gouvernement tente de refiler la patate chaude aux syndicats, histoire des les rendre responsable d’un éventuel échec tout en garantissant un nouveau coup de rabot anti social….

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