Dans la nuit de mercredi à jeudi, 646 otages palestinien·nes ont été libéré·es par Israël en échange des corps de 4 otages israélien·nes remis par le Hamas à la Croix-Rouge.
L’échange, initialement prévu samedi, avait été reporté par Benjamin Netanyahou, furieux des célébrations organisées à Gaza pour la libération d’otages israélien·nes. Malgré les menaces et la répression, l’accueil des otages palestinien·nes à Ramallah a été marqué par une foule en liesse.
Les témoignages des libéré·es confirment les conditions inhumaines dans les prisons israéliennes : torture, violences sexuelles, privation de sommeil, manque de soins médicaux. À son arrivée, Kazem Zawahra, otage maintenu dans un coma depuis des mois, a dû être immédiatement hospitalisé. Thabet Abu Khater, 66 ans, libéré dans un état critique, a été amputé d’une jambe.
C’était la dernière vague d’échanges prévue dans le cadre de la trêve entrée en vigueur le 19 janvier sous médiation du Qatar, de l’Égypte et des États-Unis. Pendant ce temps, Israël poursuit sa campagne militaire, tandis que la question des milliers d’otages palestinien·nes reste une bombe à retardement dans la région.
