Le 27 février 1973, des centaines de Lakotas prenaient position à Wounded Knee, dans la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), pour exiger le respect des traités trahis par le gouvernement fédéral et dénoncer les attaques meurtrières des forces de l’ordre.
Cinquante ans plus tôt, en 1890, l’armée américaine y massacrait 300 Lakotas, dernier épisode sanglant du génocide des peuples autochtones. Mais en 1973, c’est sous la bannière de l’American Indian Movement (AIM) que la résistance s’organise, inspirée des Black Panthers. Barricades, tranchées, armes de fortune et détermination : les insurgés déclarent leur indépendance et tiennent 70 jours face aux assauts des flics, du FBI et de l’armée.
L’insurrection sera écrasée, mais l’écho de Wounded Knee résonne encore. La révolte a permis de remobiliser les luttes autochtones et d’arracher une reconnaissance internationale. Aujourd’hui, les Lakotas et d’autres nations continuent de se battre pour leurs terres et leur autonomie face à un État toujours colonisateur.
