Dans le Bangladesh en pleine ébullition, la répression a encore frappé. Au moins 50 étudiants ont été blessés dans de violents affrontements avec des membres du groupe paramilitaire Ansar. Et pourquoi ? Parce que ces sbires armés, dignes des pires régimes autoritaires, ont pris en otage plusieurs étudiants, dont un dirigeant étudiant influent, lui-même conseiller du gouvernement intérimaire.
Une provocation délibérée pour tenter de mettre les jeunes à genoux. Mais les étudiants ne se laissent pas faire. Hasnat Abdullah, coordinateur de cette jeunesse en colère, ne mâche pas ses mots : » Les forces autocratiques tentent de faire un retour en force par le biais des forces Ansar. «
Ces affrontements surviennent dans un contexte tendu où le soulèvement étudiant a déjà fait plier le parti fasciste Hasina. Ce vent de révolte a permis l’instauration d’un gouvernement intérimaire, certes plus libéral, dirigé par le réformateur Muhammad Yunus. Ce dernier a promis des élections une fois que les réformes du système électoral et judiciaire seraient mises en place. Mais voilà, ces réformes traînent, et la patience du peuple s’épuise. Pas de date annoncée, juste des promesses en l’air pendant que les forces armées font le sale boulot pour maintenir l’ordre établi.
Encore une fois, le sang a coulé pour museler les voix des révoltés. Mais l’histoire nous l’a prouvé, réprimer une révolte ne fait que renforcer la détermination de ceux qui se battent pour leur liberté. Les jours de l’ordre autoritaire sont comptés, et chaque goutte de sang versée ne fait qu’alimenter la flamme de la révolte.
