Exclure les associations des Centres de rétention administratif

Après avoir voté une possible prolongation (la proposition de loi n’étant pas encore passé en deuxième lecture à l’assemblée) des délais d’enfermement des migrants sous statuts d’OQTF (déjà définis plutôt arbitrairement) en Mars de 90 à 210 jours , les très réactifs membres du sénat ont décrété le 12 Mai dernier que les associations jusqu’alors en charge de l’aide juridique aux demandeurs d’asile n’auraient plus accès aux CRA aux dépends de l’OFII (Office Français pour l’Intégration des immigrés) géré directement par le ministère de l’intérieur. Si cettemesure était adoptée, ce serait un signal alarmant qu’enverrait l’état aux défenseurs de droits humains puisque des organes indépendants tels que France Terre d’asile ou la CIMADE qui peuvent encore alerter en toute transparence sur les différentes dérives envers ces populations vulnérables, seraient purement et simplement évincés de ces lieux de privations de libertés. Retailleau et ses sbires qui stigmatisent les exilés depuis le début de son mandat n’en finissent plus de servir de marche pied aux politiques xénophobes et racistes dont le FN avait pourtant jadis l’exclusivité. D’autre part toujours dans la même thématique, la directive Dublin censée équilibrer la répartition des réfugiés entre les pays Européens montre à quel point les politiques d’accueil sont d’une hypocrisie sidérante puisqu’en externalisant les procédures aux frontières, elle prive finalement les personnes ayant obtenus le statut de réfugié de demander le droit de résidence dans le reste l’espace Schengen et les contraints souvent à vivre dans la précarité et un climat de rejet. Derniers cas en date, la cours administrative fédérale Allemande qui décide de renvoyer des primo demandeurs ayant bénéficié d’une protection vers la Grèce, pays dans lequel ils sont censé être intégré et qui subit le chantage budgétaire de Bruxelles et vraisemblablement une gestion peu scrupuleuse des aides octroyées. Du coup l’administration Hellénique refuse le retour de ces indésirables devenus de vulgaires marchandises qu’ont se refourgue au grès des soubresauts de politiques inhumaines de plus en plus banalisées.

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