Explosion de colère à Tirana : Manifestations contre la corruption et les politiques migratoires

Tirana est le théâtre de violentes manifestations qui secouent régulièrement la capitale albanaise depuis des mois. Les citoyens, furieux, dénoncent des scandales de corruption présumés et des liens étroits entre de hauts responsables du gouvernement et le crime organisé. La colère populaire vise spécifiquement le Premier ministre Edi Rama, dont la démission est clamée haut et fort malgré ses dénégations.

Les manifestations se sont intensifiées devant le Parlement, dégénérant en affrontements violents avec la police. Des barricades enflammées, l’usage de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre, et des tentatives d’incendie de bâtiments gouvernementaux montrent le niveau d’escalade atteint par les protestataires. Lors de ces confrontations, deux policiers ont été blessés.

Ces troubles surviennent dans un contexte de relations internationales tendues, notamment en raison d’un accord avec l’Italie pour l’accueil de 36 000 migrants, ce qui a attisé l’indignation de la droite albanaise. La mainmise de l’Italie sur les affaires albanaises est ressentie par beaucoup comme un écho à sa colonisation, exacerbant le mécontentement populaire.