Pendant deux ans, une flic espagnole a joué la militante à Barcelone, se faisant passer pour une activiste pro-palestinienne et indépendantiste. Belén Hammad Gómez, c’était son faux blaze, mais derrière cette identité fabriquée se cachait une agent du Corps national de police. Son taf ? S’infiltrer, écouter, surveiller et balancer.
Sous une fausse identité, elle s’est incrustée dans la Communauté palestinienne de Catalogne, le collectif Forward et le Casal Popular 3 Voltes Rebel. Cerise sur le gâteau, elle a réussi à choper une subvention publique via un programme de la Generalitat. Histoire de mettre un peu de beurre dans les épinards…
Elle était partout : mobilisations contre la répression, réunions stratégiques, discussions internes. Pendant les émeutes d’Urquinaona en 2019, elle n’a pas hésité à jouer les combattantes, histoire de brouiller les pistes. Puis en 2020, prétextant un changement de taf et des soucis familiaux, elle a disparu. Mais elle a continué à garder le contact avec les militants jusqu’en 2023, au cas où…
Aujourd’hui, les collectifs victimes de cette opération d’espionnage montent au front. Certains préparent des actions en justice, dénonçant une surveillance politique ciblée et une stratégie d’État pour étouffer les luttes populaires. Mais avec un gouvernement qui couvre systématiquement ses taupes, pas sûr que cette affaire aboutisse… Comme d’hab rien a attendre de la justice de classe.
