Enfermé, battu, drogué de force : l’État italien se venge. Ghespe, anarchiste arrêté après deux ans de cavale, paie le prix fort.
Il a tenu deux ans de cavale. Mais depuis son arrestation en février, Salvatore » Ghespe » Vespertino subit la vengeance froide des États. Interpellé en Espagne, il est tabassé en prison à Soto del Real. Pour échapper à l’isolement, il se taillade les veines et atterrit à l’hosto psy, où les violences continuent. Rien de suicidaire, juste un cri face à l’inhumanité.
Extradé en Italie début mars, enfermé à Rome, puis transféré à Spoleto, Ghespe vit à l’infirmerie, seul, surveillé. Il a encore été hospitalisé sous contrainte après un accrochage avec un maton.
La machine carcérale écrase sans vergogne celles et ceux qui osent se dresser. Mais la solidarité reste vivante : ses camarades appellent à lui écrire, pour rompre l’isolement. Lettres et bouquins bienvenus à : Salvatore Vespertino / Casa di Reclusione Spoleto / Località Maiano, 10 / 06049 – Spoleto (PG) / Italie. Parce que l’isolement tue, la solidarité fait vivre.
