Les femmes du Rojava vent debout contre leurs bourreaux nommes au gouvernement syrien

Alors que Damas et son nouveau régime islamiste sous contrôle de HTS recycle des criminels de guerre en ministres et chefs militaires, les femmes du nord et de l’est de la Syrie montent au front.

Elles ont vaincu Daech, mais les voilà forcées de reprendre les armes – politiques cette fois – contre une autre menace : l’État syrien sous coupe islamiste. Depuis que Hay’at Tahrir al-Sham s’est installée à Damas, les femmes de Syrie voient avec horreur leurs bourreaux grimper les échelons du pouvoir.

Shadi al-Waisi, impliqué dans l’exécution de deux femmes, nommé ministre de la Justice. Hatim Abu Shaqra, accusé du meurtre de Hevrin Khalaf, propulsé à la tête d’une brigade.

Mais les femmes du Rojava ne comptent pas la fermer. À Tabqa, Zenobia, Kobané, elles dénoncent ces nominations comme une insulte au sang versé et à la liberté conquise. Pour Barin Maamo, du Parti Avenir de la Syrie, c’est clair :  » Les femmes syriennes ne permettront pas à ces criminels de rester. « 

Et comme le rappelle Rajaa Abdul Rahim :  » Notre volonté est plus forte que leurs crimes.  » La lutte continue – contre le patriarcat, l’islamisme, et tous ceux qui pensent que les femmes se tairont une fois les armes posées.

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