Le siège israélien du nord de Gaza, qui entame maintenant son deuxième mois, continue de produire des chiffres terrifiants. Selon les derniers rapports du Bureau des médias du gouvernement de Gaza, on compte plus de 1 800 morts, plus de 4 000 blessés et des centaines de disparus. Les hôpitaux, déjà débordés, sont soit détruits, soit encerclés par les forces d’occupation israéliennes, empêchant toute admission de nouveaux patients. Soigner les blessés est devenu un cauchemar, une lutte perdue d’avance. Pendant ce temps, les habitants, pris en étau par les tirs et l’artillerie incessante, sont contraints de fuir leurs maisons, tandis qu’une campagne de famine forcée aggrave encore leur calvaire.
Le tableau est sombre. Les vaccinations contre la polio, cruciales pour la santé publique, ont été interdites, et les convois d’aide humanitaire se retrouvent face à des obstacles infranchissables. Les organisations non gouvernementales, quant à elles, restent impuissantes, exclues et incapables de fournir un soutien vital. La région du Nord est désormais une prison à ciel ouvert, piégée sous l’emprise d’un siège implacable, et le monde observe, apparemment paralysé, la catastrophe humaine qui se joue.
