L’Arcom vient d’adouber le CRIF comme » signaleur de confiance « , lui offrant un rôle officiel dans le repérage des contenus illicites en ligne. Une première : jusqu’ici, seules des structures protégeant les mineur·es ou luttant contre la cybercriminalité avaient ce statut.
Mais voilà qu’on le confie à une organisation connue pour ses positions politiques, notamment sa défense inconditionnelle du gouvernement supremaciste israélien, au prix de contorsions sur la définition même de l’antisémitisme ou du négationnisme.
Résultat ? Une organisation d’extrême qui veulent confondrent critique d’un état terroriste et génocidaire et haine raciale vont pouvoir faire sauter des contenus à la chaîne, y compris ceux qui tentent d’informer sur Gaza. Une dérive grave, une brèche ouverte dans l’indépendance de la régulation numérique. L’Arcom joue avec le feu, et c’est la liberté d’expression qui risque de s’y brûler.
